Peter Dale Scott : « L’administration Bush a sacrifié le Moyen-Orient… » (Le Courrier du Maghreb et de l’Orient/Maxime Chaix)

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Peter Dale Scott : « L’administration Bush a sacrifié le Moyen-Orient… » (Le Courrier du Maghreb et de l’Orient/Maxime Chaix)

 

Interview de Peter Dale Scott par Le Courrier du Maghreb et de l’Orient et Maxime Chaix

(Traduction : Maxime Chaix)

 

« La confusion et les effusions de sang qui ont lieu au Moyen-Orient aujourd’hui, tout comme l’émergence de l’État islamique, ont été encouragées par le fiasco des États-Unis en Irak, qui a considérablement amenuisé les espoirs d’ententes politiques et diplomatiques en faveur de la paix et de la sécurité dans cette région. Rencontre avec Peter Dale Scott, ancien diplomate canadien, porte-parole du mouvement pacifiste durant la guerre du Vietnam et cofondateur du programme d’études Paix et Conflit de l’Université de Berkeley où il a enseigné pendant près de trente ans, spécialiste de la politique étrangère états-unienne. »

 

(Source : Le Courrier du Maghreb et de l’Orient, juin 2015)

 

Le Courrier du Maghreb et de l’Orient/Maxime Chaix : Votre dernier livre s’intitule L’État profond américain. Que signifie cette expression ?

 

Peter Dale Scott : Depuis longtemps, deux cultures politiques différentes ont prévalu aux États-Unis. Celles-ci sous-tendent les divergences politiques entre les citoyens de ce pays, de même qu’entre divers secteurs de l’État. Dans une certaine mesure, on peut retrouver ces deux mentalités dans chaque société. Elles correspondent à deux exercices opposés du pouvoir et de la gouvernance, définis par Hannah Arendt comme la « persuasion par arguments » face à la « contrainte par la force ». On peut considérer que l’apologie, par Arendt, du pouvoir persuasif comme fondement d’une société constitutionnelle et ouverte est aux antipodes de la défense – par le professeur de Harvard Samuel P. Huntington – d’un pouvoir de l’ombre autoritaire et coercitif comme prérequis de la cohésion sociale. Ce pouvoir coercitif prôné par Huntington constitue donc l’antithèse du pouvoir ouvert et persuasif. Selon lui, « le pouvoir ne peut rester fort que lorsqu’il est maintenu dans l’ombre ; lorsqu’il est exposé à la lumière du jour, il commence à s’évaporer ».

 

Hannah Arendt admirait la révolution américaine, puisqu’elle avait abouti à la création d’une Constitution visant à assurer l’encadrement du pouvoir politique par l’ouverture et la persuasion. Au contraire, dans l’Afrique du Sud ségrégationniste, Huntington conseilla le gouvernement Botha dans la mise en place d’un puissant appareil d’État sécuritaire non soumis au contrôle public. Nous pourrions dire qu’Arendt était une théoricienne du pouvoir constitutionnel, et Huntington du « pouvoir de l’ombre ». Ce dernier est l’essence même de ce que j’ai voulu signifier en me référant à « l’État profond », une expression que j’ai empruntée à la Turquie en 2007. Il s’agit d’un pouvoir qui ne provient pas de la constitution, mais de sources extérieures et supérieures à celle-ci, et qui est plus puissant que l’État public. En 2013, le retour de l’armée à la tête de Égypte, de même que les révélations sur la surveillance de la NSA par Edward Snowden, ont donné de la valeur à la notion d’État profond. Celui-ci a été défini dans une tribune libre du New York Times comme « un niveau de gouvernement ou de super contrôle difficilement perceptible, qui se maintient quel que soit le résultat des élections et qui est susceptible de contrecarrer les mouvements sociaux ou les changements radicaux ».

 

Néanmoins, le milieu (ou le système) de l’État profond n’est pas seulement états-unien, et il ne se limite pas aux services secrets des États-Unis. En font partie des agences comme la CIA et la NSA, ainsi que des entreprises privées telles que Booz Allen Hamilton (l’ancien employeur d’Edward Snowden), auxquelles plus de la moitié du budget du renseignement US est sous-traitée. Cet État profond inclut finalement les puissantes banques et autres multinationales (y compris les supermajors pétrolières et gazières), dont les intérêts et les opinions sont largement représentés au sein de la CIA ou de la NSA. En résumé, mon usage de l’expression « État profond » correspond à ce que j’ai appelé en 1993 un « système politique profond ». Habituellement, comme je l’ai écrit, celui-ci a recours à des procédures décisionnelles et exécutives soit conformes, soit extérieures à celles qui sont publiquement autorisées par la loi et la société.

 

Dans L’État profond américain, j’explique que celui-ci a des ramifications globales, d’où ma notion d’un « État profond supranational ». En effet, depuis l’après-guerre, ce système de gouvernance opaque et informel s’est progressivement internationalisé. En voici deux exemples parlants : dans les années 1980, William Casey (le directeur de la CIA sous la présidence Reagan) contourna sa propre agence pour financer la guerre secrète contre les Soviétiques en Afghanistan. Pour ce faire, il eut recours aux services de la BCCI (Bank of Credit and Commerce International), une multinationale bancaire corrompue et impliquée dans le trafic de drogue global, qui était enracinée au Pakistan, au Luxembourg, en Arabie saoudite, ainsi qu’à Abou Dhabi. Plus récemment, des éléments de l’État profond américain -notamment la puissante entreprise de services pétroliers Halliburton- se sont mis à l’abri de la supervision des autorités US en délocalisant leurs sièges sociaux dans les capitales moins régulées du golfe Persique…

 

CMO/MC : Depuis le 11 septembre 2001 et le lancement de la « guerre contre le terrorisme », vous avez beaucoup écrit sur ces deux sujets, dénonçant les politiques bellicistes des États-Unis au Moyen-Orient et en Asie centrale. Dans ce dernier livre, vous avez défini ce que vous appelez la guerre « contre » le terrorisme. Pourriez-vous développer ce concept ?

 

PDS : Aux États-Unis, l’establishment affirme que les guerres lancées par les États-Unis sur le continent asiatique depuis les attentats de septembre 2001 entrent dans le cadre d’une « guerre globale contre la terreur ». Cependant, cette campagne militaire « contre » le terrorisme a été menée avec la coopération de l’Arabie saoudite, du Qatar et du Pakistan. Or, parmi les élites de ces trois pays, se trouvent les principaux soutiens financiers et politiques des réseaux jihadistes que les États-Unis sont censés avoir combattus jusqu’à présent. Dans le même temps, les plus farouches opposants à ces terroristes sunnites, à savoir les gouvernements d’Irak, de Libye, de Syrie et d’Iran, ont été renversés (Irak et Libye), déstabilisés avec l’appui des États-Unis et de la France (Syrie) ou sanctionnés et menacés en tant qu’éléments de l’« Axe du Mal » (Iran). N’oublions pas que, dès le lendemain du 11 septembre, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld parlait « d’élargir les objectifs de notre riposte et de ‘frapper l’Irak’ ».

 

Afin de comprendre l’engagement des États-Unis dans cette région, nous devons nous intéresser aux réseaux opaques qui agissent derrière leur campagne post-11 septembre contre Oussama ben Laden et al-Qaïda. En réalité, depuis des décennies, les services de renseignement britanniques et états-uniens ont été impliqués de façon profonde et complexe avec le mouvement émergent de l’Islam politique -symbolisé avant tout par les Frères musulmans (Ikhwan)- et ses nombreuses organisations affiliées, dont al-Qaïda est issue. Les Frères musulmans eux-mêmes devraient être considérés comme une mouvance plus que comme une organisation formelle. À l’instar du mouvement des droits civiques aux États-Unis, ils se sont continuellement transformés et ont regroupé de nombreuses tendances, suscitant aussi bien des alliances pacifiques que violentes. Leurs relations complexes avec les familles royales saoudiennes et qataries se sont également révélées fluctuantes.

 

Dans les années 1950, lorsque l’Union soviétique et le nationalisme nassériste étaient considérés comme des ennemis en Occident, le MI6 et la CIA ont développé des liens principalement positifs avec les Frères musulmans et leurs alliés. Dans le livre, je démontre que de hauts responsables états-uniens -y compris depuis la chute de l’URSS- ont systématiquement choisi de préserver leur relation de long terme avec ce mouvement et certains réseaux jihadistes (en particulier à la CIA). J’en déduis que cette guerre « contre » le terrorisme n’a pas été menée pour le motif officiel de combattre ce fléau, mais pour d’autres raisons. En effet, peu d’experts remettent en cause le constat évident et fréquemment formulé -notamment par des analystes du renseignement US- selon lequel les guerres des États-Unis à l’étranger ont radicalement amplifié la menace au lieu de la réduire (contrairement aux opérations de police ou des services secrets).

 

Parmi les raisons inavouées de cette campagne « contre » le terrorisme, nous pouvons en identifier deux principales. La première est la volonté d’établir une présence durable des forces militaires états-uniennes dans les régions riches en hydrocarbures du golfe Persique et de l’Asie centrale. La seconde raison est de justifier un dispositif de sécurité intérieure permanent et gigantesque, notamment destiné à neutraliser les risques d’opposition aux politiques militaristes. Cette résistance populaire se manifeste soit par l’activisme sur le terrain, soit par la publication de vérités passées sous silence (comme dans ce livre).

 

CMO/MC : Dans ce livre, vous qualifiez également cette campagne militaire globale de « guerre de terreur ». Quelle est votre définition de cette expression, et quelle est votre analyse des conséquences de cette « guerre de terreur » lancée par l’administration Bush en 2001 ?

 

PDS : Le 11 septembre 2001, dans les heures qui suivirent les attentats meurtriers perpétrés ce jour-là, George W. Bush, Donald Rumsfeld et Dick Cheney avaient engagé les États-Unis dans ce qu’ils nommèrent ensuite la « guerre contre la terreur ». Selon moi, nous devrions plutôt l’appeler la « guerre de terreur » : des actes effroyables ont été systématiquement perpétrés contre les civils par l’ensemble des belligérants, qu’ils soient des acteurs étatiques ou non.

 

Une guerre de terreur est un conflit dans lequel les armes de destruction indiscriminée sont employées massivement, qu’il s’agisse d’engins explosifs improvisés (EEI) enterrés au bord des routes ou de missiles lancés depuis les airs par un drone de haute technologie. La « guerre de terreur » n’est pas nouvelle ; c’est, par exemple, les attaques aériennes contre les civils durant la seconde guerre mondiale, commençant par Guernica et s’achevant avec les bombardements massifs de villes allemandes et japonaises. Toutefois, cette guerre aérienne n’était à l’époque qu’une séquence d’une plus vaste guerre conventionnelle entre des forces armées.

 

Nous devrions également envisager la guerre de Bush comme faisant partie d’un plus vaste processus, d’ampleur globale. À travers celui-ci, la terreur a été utilisée contre les civils par toutes les grandes puissances lors de campagnes étroitement liées entre elles – la Chine dans le Xinjiang et la Russie en Tchétchénie, autant que les États-Unis dans de nombreuses régions du monde. Cependant, il est possible qu’aucun acte de terreur perpétré depuis le début du XXI ème siècle – que ce soit par les troupes de M. Mouammar Kadhafi en Libye ou de M. Bachar el-Assad en Syrie – n’ait dépassé, ou même approché, la dévastation de la ville irakienne de Falloujah par les troupes états-uniennes, en 2004.

 

Dans son contexte global, la guerre de terreur pourrait être perçue comme la dernière étape de l’expansion de la civilisation « transurbaine » dans des zones où prédomine une résistance rurale, un processus enclenché il y a plusieurs siècles. « Transurbain » est un terme que j’ai inventé pour attirer l’attention sur un important choc des cultures, dont le théoricien du « choc des civilisations », Samuel Huntington, n’était pas conscient. Il s’agit de l’opposition entre, d’une part, la culture globalisante des métropoles à travers le monde et, d’autre part, les différentes cultures traditionnelles des paysans, des nomades, ou même des propriétaires de ranchs dans les régions conservatrices des États-Unis. Dans ces régions, il s’est avéré que les formes conventionnelles de guerre ne peuvent trouver de véritable conclusion, et ce pour des raisons géographiques ou culturelles.

 

Récemment, une étude publiée par une ONG lauréate du Prix Nobel de la Paix (Physicians for Social Responsibility [PSR]) a démontré qu’au moins 1,3 million de personnes avaient été tuées en Irak, en Afghanistan et au Pakistan depuis que la mal nommée « guerre contre la terreur » avait été lancée en 2001.

 

Donc ma notion de « guerre de terreur » est illustrée par ce désastre humain. La situation au Moyen-Orient est aggravée par le fait que l’administration Bush a complètement désorganisé l’armée irakienne durant l’occupation en 2003. Bien qu’elle soit aujourd’hui lourdement équipée par des armements « made in USA », l’armée irakienne semble incapable de s’opposer avec succès à l’avancée de Daech, qui a réussi jusqu’à présent à s’emparer d’une proportion conséquente de ces armes états-uniennes et qui se renforce de jour en jour.

 

Finalement, toute cette confusion et ces effusions de sang ont été encouragées par le fiasco des États-Unis en Irak, qui a considérablement amenuisé les espoirs d’ententes politiques et diplomatiques en faveur de la paix et de la sécurité dans cette région. Néanmoins, cette situation chaotique représente une nouvelle ère d’opportunités entrepreneuriales pour Academi (anciennement Blackwater), Booz Allen, et d’autres éléments aujourd’hui débridés de « l’État profond américain ».

 

CMO/MC : Dans L’État profond américain, vous décrivez un triangle pétrole, armements et pétrodollars, liant le gouvernement des États-Unis à la famille royale saoudienne, qui a un impact global à un niveau profond. Pourriez-vous nous en dire plus sur ces connexions, et leurs conséquences sur des questions telles que le terrorisme international ?

 

PDS : Les importations de pétrole saoudien sont réglées en dollars par les pays consommateurs. Aux États-Unis, celles-ci sont largement compensées par les ventes d’armes US à l’Arabie saoudite, et par les investissements de ce pays dans l’économie US. Il s’agit d’un pilier central de ce système des pétrodollars. Comme je l’ai documenté dans ce livre, sa pérennité est garantie par un prérequis de l’OPEP, imposant que les ventes de pétrole de ses pays membres s’effectuent en dollars. Cette règle fut établie en vertu d’un accord secret entre les États-Unis et l’Arabie saoudite, passé en 1974 et encore en vigueur :le secrétaire au Trésor de l’époque, William Simon, négocia un accord assurant que la banque centrale saoudienne pourrait acheter des bons du Trésor US en dehors du marché habituel. Quelques années plus tard, son successeur, Michael Blumenthal, noua une entente confidentielle avec l’Arabie saoudite, garantissant que l’OPEP continuerait de vendre le pétrole en dollars. Ces accords étaient secrets car les États-Unis avaient promis aux autres démocraties industrialisées qu’ils ne mèneraient pas de telles politiques unilatérales.

 

Le royaume saoudien a réinvesti 600 milliards de dollars de recettes à l’étranger, en majorité dans des entreprises états-uniennes comme Citigroup, dont le principal actionnaire est un membre de la famille royale saoudienne…

 

Cette fusion des intérêts supérieurs états-uniens et saoudiens comporte une dimension tant politique qu’économique. Orchestré par le Président Nixon avec le roi d’Arabie saoudite et le Shah d’Iran, le premier choc pétrolier de 1972-73 contribua à financer l’armement des royaumes perse et saoudien en tant que relais de la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient -à la suite du retrait des troupes britanniques de cette région en 1971.

 

En revanche, il ne fait aucun doute que le choc pétrolier de 1979-80 ne fut pas souhaité par le président Carter, qui a été une victime politique des hausses de prix correspondantes. Comme je le montre dans le livre, les origines de cette crise ont été attribuées aux manigances de majors pétrolières telles que BP, potentiellement soutenues par des Républicains désireux de battre Jimmy Carter lors de l’élection présidentielle de 1980.Finalement, ces manœuvres ont facilité la conquête du pouvoir par Ronald Reagan (et par Margaret Thatcher en Angleterre).

 

Il existe ainsi une collusion d’intérêts supérieurs entre les gouvernements, les majors pétrolières et les banques états-uniennes et saoudiennes -sans parler des fonds d’investissement privés, comme le Groupe Carlyle, qui agissent en réseaux d’influence.

 

La CIA tend à incarner cette relation de façon permanente, et non pour satisfaire ponctuellement des objectifs particuliers. Dans le livre, je documente un phénomène ignoré ou minimisé par les médias « grand public ». Il s’agit d’une protection de long terme accordée à des figures centrales d’al-Qaïda par :

 

Premièrement, le FBI, dans les années 1990, a continuellement protégé son informateur, Ali Mohamed. Membre des Forces spéciales US dans les années 1980, cet Égyptien devint un planificateur et instructeur clé d’al-Qaïda. Il fut autorisé à entrer et à résider aux États-Unis en 1984 « dans le cadre d’un programme d’exemption de visas parrainé par la CIA elle-même, programme visant à protéger des personnes-ressources importantes ou des individus ayant rendu de grands services à la nation », comme l’a indiqué le politologue Lawrence Wright.

 

Deuxièmement, la CIA a empêché la détection et la surveillance, par le FBI, d’au moins deux pirates de l’air présumés du 11 septembre –les dénommés Khaled al-Mihdhar et Nawaf al-Hazmi–, dans les mois (et même la semaine) précédant le 11 septembre. Les auteurs de cette dissimulation concertée au sein de la CIA, dont Richard Blee, Tom Wilshire et Alfreda Frances Bikowsky, ont ensuite été promus…

 

Troisièmement, l’Émirat du Qatar, au milieu des années 1990, a hébergé et protégé Khalid Sheikh Mohammed, le cerveau présumé du 11 septembre.

 

Quatrièmement, enfin, des membres de la famille royale saoudienne ont été profondément impliqués dans l’émergence et la montée en puissance d’al-Qaïda en tant qu’organisation terroriste globale. J’en étudie de nombreux exemples dans L’État profond américain.

 

Bien entendu, ces différentes formes de protection étatique ont été dissimulées par la Commission nationale sur le 11 septembre, qui avait été chargée en 2004 par l’administration Bush d’enquêter sur ces attaques -cédant à la pression des familles de victimes qui exigeaient une investigation officielle. Au contraire, le Rapport de la Commission sur le 11 septembre dépeint fallacieusement al-Qaïda comme un acteur non étatique. Selon moi, la protection de ces terroristes résulte du « trou noir » engendré par la dépendance ultime des États-Unis vis-à-vis de l’Arabie saoudite, du Qatar et de l’OPEP pour qu’ils défendent le système des pétrodollars -étant donc une conséquence de cette fusion d’intérêts supérieurs.

 

Je peux suggérer avec confiance que le mystère de la protection de ces terroristes par les gouvernements états-unien, qatari et saoudien peut en partie remonter à ce « plafond invisible » de relations gouvernementales, financières et affairistes entre les États-Unis et les pétromonarchies citées précédemment.

 

Il existe un « trou noir » au cœur de ce « plafond invisible », dans lequel les intérêts occultes des gouvernements, des banques gérant les pétrodollars, des agences de renseignement et des multinationales pétrolières sont entremêlés, dans une opacité impénétrable.

 

 

(Lien vers l’article original [également en anglais])

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