Page 1
Par défaut

Maxime Chaix : « Droit de réponse à Jean-Marc Manach »

Capture d’écran 2015-07-04 à 12.52.01

Droit de réponse

 

Droit de réponse à Jean-Marc Manach

 

Par Maxime Chaix

 

Dans mon article du 27 juin 2015 – intitulé « L’État profond “français” » et publié sur DeDefensa.org , j’ai maladroitement écrit, dans la note 44 : « À noter que le journaliste Jean-Marc Manach a remis en cause ces révélations du Monde concernant la surveillance de masse de la DGSE, essayant de discréditer [sic] Jacques Follorou [NdlR : je pensais en effet que l’expression “paranoïa généralisée” dans le titre de son article était plutôt réductrice]. Or, comme je l’ai écrit à Monsieur Manach sur Facebook le 18 juin 2015, “Jacques Follorou et Antoine Lefébure expliquent – en se basant notamment sur des documents internes de la NSA –, que les responsables politiques français (et mondiaux) ignorent dans leur grande majorité les activités/liens de leurs propres services de renseignement avec la NSA (voir par exemple : http://www.slate.fr/story/102539/loi-renseignement-france-coupe-americains). Vous êtes donc très bien informé !” En date du 23 juin 2015, Jean-Marc Manach n’a pas répondu à ce commentaire. »

 

Le 29 juin 2015, après avoir « retweeté » mon article, Jean-Marc Manach – qui vient notamment de collaborer avec Liberation.fr pour analyser/diffuser les dernières révélations de Wikileaks –, m’a répondu sur Facebook : « De fait, les responsables politiques ne savent pas “tout” de ce que font les services de renseignement, mais je pense aussi avoir un tantinet plus travaillé la question que lesdits responsables politiques français ; accessoirement, je ne cherche pas à “discréditer” Jacques Follorou : j’ai fact-checké ses papiers, et il a cumulé de très nombreuses erreurs ; mes factchecks des “Unes” du Monde sont en ligne, et vérifiables ; et personne ne les a contesté avec des informations vérifiables. »

 

Continue Reading →

Par défaut

Peter Dale Scott : « L’administration Bush a sacrifié le Moyen-Orient… » (Le Courrier du Maghreb et de l’Orient/Maxime Chaix)

etat-2L’État profond américain

Peter Dale Scott : « L’administration Bush a sacrifié le Moyen-Orient… » (Le Courrier du Maghreb et de l’Orient/Maxime Chaix)

 

Interview de Peter Dale Scott par Le Courrier du Maghreb et de l’Orient et Maxime Chaix

(Traduction : Maxime Chaix)

 

« La confusion et les effusions de sang qui ont lieu au Moyen-Orient aujourd’hui, tout comme l’émergence de l’État islamique, ont été encouragées par le fiasco des États-Unis en Irak, qui a considérablement amenuisé les espoirs d’ententes politiques et diplomatiques en faveur de la paix et de la sécurité dans cette région. Rencontre avec Peter Dale Scott, ancien diplomate canadien, porte-parole du mouvement pacifiste durant la guerre du Vietnam et cofondateur du programme d’études Paix et Conflit de l’Université de Berkeley où il a enseigné pendant près de trente ans, spécialiste de la politique étrangère états-unienne. »

 

(Source : Le Courrier du Maghreb et de l’Orient, juin 2015)

 

Le Courrier du Maghreb et de l’Orient/Maxime Chaix : Votre dernier livre s’intitule L’État profond américain. Que signifie cette expression ?

 

Peter Dale Scott : Depuis longtemps, deux cultures politiques différentes ont prévalu aux États-Unis. Celles-ci sous-tendent les divergences politiques entre les citoyens de ce pays, de même qu’entre divers secteurs de l’État. Dans une certaine mesure, on peut retrouver ces deux mentalités dans chaque société. Elles correspondent à deux exercices opposés du pouvoir et de la gouvernance, définis par Hannah Arendt comme la « persuasion par arguments » face à la « contrainte par la force ». On peut considérer que l’apologie, par Arendt, du pouvoir persuasif comme fondement d’une société constitutionnelle et ouverte est aux antipodes de la défense – par le professeur de Harvard Samuel P. Huntington – d’un pouvoir de l’ombre autoritaire et coercitif comme prérequis de la cohésion sociale. Ce pouvoir coercitif prôné par Huntington constitue donc l’antithèse du pouvoir ouvert et persuasif. Selon lui, « le pouvoir ne peut rester fort que lorsqu’il est maintenu dans l’ombre ; lorsqu’il est exposé à la lumière du jour, il commence à s’évaporer ».

Continue Reading →