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POLITIQUE-FICTION : “François doit partir !” selon Moscou, Pékin et Téhéran

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POLITIQUE-FICTION : “François doit partir !” selon Moscou, Pékin et Téhéran

 

Voici un bref article de politique-fiction, qui vise à illustrer l’absurdité de la couverture médiatique occidentale des « révolutions » touchant des pays n’ayant pas les faveurs de l’OTAN, d’Israël et/ou du CCG. Aujourd’hui en Occident, la guerre est avant tout psychologique et médiatique. Dans ce contexte, les journalistes ont plus que jamais le devoir de relayer des faits recoupés, et non de manipuler l’opinion avec des arguments biaisés et des informations non vérifiées – comme celles qui ont précédé la catastrophique intervention de l’OTAN en Libye.

 

MOSCOU, Russie – En réponse aux brutalités des forces du régime Hollande contre la population civile, le Président Vladimir Poutine a pris l’initiative de réunir en urgence les pays membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) et de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), conviant leur proche allié iranien à cette réunion de crise. Depuis Moscou, la Chine, la Russie et l’Iran ont annoncé qu’ils souhaitaient imposer une zone d’exclusion aérienne en France pour empêcher l’aviation du régime Hollande de tirer sur la foule. Le Conseil de Sécurité n’ayant pu se mettre d’accord sur une résolution contraignante, le Président Poutine a indiqué que la Russie et ses alliés interviendraient militairement en France « car les populations civiles vont être massacrées par le tyran François ». S’exprimant depuis le Kremlin, le Président russe a ajouté que « nos satellites ont détecté des colonnes de chars fonçant vers Nantes, Lille et Paris. À l’Élysée, il est aussi question de faire intervenir l’armée pour empêcher les manifestants d’exercer leur droit de grève. Nous ne pouvons accepter que François réprime dans le sang les manifestations contre la Loi Travail, et nous avons donc l’obligation morale de contourner cet énième blocage aux Nations Unies. » Alors que des ONG dénoncent la situation préoccupante des droits de l’Homme en France, le régime Hollande a été qualifié par le Président Xi Jinping de « dictature financière où les multinationales et les banques concentrent tous les pouvoirs ». S’indignant du passage en force de la Loi Travail grâce à l’article 49-3, et de la féroce répression policière ayant accompagné cette manoeuvre du régime Hollande, le Président chinois a affirmé que « la démocratie française, qui est si souvent invoquée par François et son régime, n’existe plus. Il faut en prendre acte et aider les Français à recouvrer leur liberté. Des bombardements humanitaires sont donc inévitables. »

 

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Un CRS du régime Hollande brutalise la fille d’un rebelle modéré français de la CGT (photographe anonyme)

Des sources anonymes ont révélé que les services spéciaux syriens, iraniens et russes avaient livré plusieurs milliers de tonnes d’armes de guerre à des rebelles modérés, notamment dans les bastions de la CGT, et dans les banlieues de Marseille, Paris, Lyon et Toulouse – des zones abandonnées par le régime Hollande et rongées par la pauvreté et le chômage. À Moscou, le ministre des Affaires étrangères Sergeï Lavrov a fustigé la « dictature du 49-3 » imposée par le régime Hollande. D’après lui, « François doit partir ! », ajoutant que ce dernier « ne mérite pas d’être sur cette terre », et que les rebelles modérés faisaient « du bon boulot sur le terrain ». La Chine, la Russie et leurs alliés ont annoncé qu’ils allaient interrompre toute coopération militaire, technologique, financière, industrielle et énergétique avec le régime Hollande. Les avoirs des entreprises françaises dans les nations de l’OCS et de l’OTSC ont été gelés, et les multinationales liées au régime Hollande qui sont implantées dans ces pays ont été nationalisées. Les proches de François viennent d’être frappés par des sanctions, et la Russie pourrait interrompre ses approvisionnements gaziers en Europe si l’UE « continue de soutenir la dictature française », d’après Monsieur Lavrov. Au plan militaire, les armées de la coalition dirigée par les états-majors russe, iranien et chinois sont en état d’alerte maximale. Une intervention humanitaire de ces puissances, qui viserait à sauver les civils et les rebelles modérés français en bombardant le régime Hollande, semble donc inéluctable. 

 

À Paris, François a décrété l’état de siège sur l’ensemble du territoire et a indiqué qu’il « réagirait avec force à toute ingérence de nos ennemis », n’excluant pas le « recours au feu nucléaire ». À Washington, le porte-parole de la Maison Blanche a indiqué que les États-Unis se tenaient « aux côtés de la France », excluant néanmoins toute implication militaire directe dans une potentielle guerre contre les puissances de l’OCS et de l’OTSC. Des hauts responsables du régime Obama ont affirmé sous couvert d’anonymat que Washington envisagerait même de dissoudre l’OTAN, cette organisation étant jugée « obsolète » et « contre-productive » à la suite des échecs du Kosovo, de l’Afghanistan et de la Libye. « Nous ne pouvons nous permettre une guerre nucléaire à cause de l’intransigeance de François ! » a ajouté l’une de ces sources bien informées. Même son de cloche à Bruxelles, où le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s’est dit « vivement préoccupé » par les « violences qui secouent la France et qui menacent sa population, la Loi Travail étant certes utile pour réformer ce pays, mais ne justifiant pas de telles violences policières ». D’après lui, la question d’une exclusion de la France des institutions européennes serait « en discussion », sachant que la Russie menace d’interrompre ses exportations de gaz en Europe. 

 

Vu la dangerosité de cette situation, le Président Poutine et son homologue américain ont décidé de se rencontrer prochainement pour « éviter la guerre et donner une chance à la paix », selon le secrétaire d’État John Kerry. Du côté des marchés financiers, les cours du pétrole et de l’or ont grimpé en flèche, à l’instar des cotations des entreprises d’armement, tandis que la Bourse de Paris s’est brusquement effondrée. En réponse à ces perspectives de guerre imminente, François a déclaré qu’il irait « jusqu’au bout » car « la CGT n’est plus un syndicat, mais une mafia de casseurs qui prend les Français en otage ». Contre toute attente, il a affirmé qu’il souhaitait « maintenir l’Euro 2016 coûte que coûte », en dépit du forfait de la majorité des pays qualifiés pour cet événement. Alors que le régime Hollande est aux abois – comme l’illustrent les étranges déclarations de son Premier ministre –, le pire est à craindre, et un embrasement généralisé du continent eurasiatique n’est plus à exclure. Dans ce contexte explosif, Ban Ki-moon a appelé « toutes les parties à respecter le Droit international et à rétablir le dialogue diplomatique », rappelant toutefois que l’ONU venait de dénoncer les abus du régime Hollande contre sa population civile. 

 

Maxime Chaix

 

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« L’État profond américain » de Peter Dale Scott recensé par l’IRIS

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« L’État profond américain » de Peter Dale Scott recensé par l’IRIS

 

Par Aprilia Viale

 

« Voici une recension percutante du livre L’État profond américain de Peter Dale Scott. Écrite par Aprilia Viale, elle vient de paraître dans le numéro 100 de la Revue Internationale et Stratégique de l’IRIS. J’en profite pour souligner la pertinence de cet ouvrage du Dr. Scott au lendemain des attentats tragiques du 13-Novembre, notamment car ce livre dénonce les dérives de la “guerre contre le terrorisme” lancée à la suite des attentats du 11-Septembre, ainsi que les périls démocracides que constituent les lois d’exception, l’état d’urgence et le “tout-sécuritaire”. Cette recension d’Aprilia Viale le démontre clairement, et je ne peux que saluer cet effort, tout en remerciant également Pascal Boniface, le directeur et fondateur de l’IRIS – un cercle de réflexion indispensable dans le paysage intellectuel français. »

 

(Source : Revue Internationale et Stratégique, n°100, hiver 2015)

 

Recension de L’État profond américain: la finance, le pétrole et la guerre perpétuelle – Peter Dale Scott (Éditions Demi-Lune, Plogastel-Saint-Germain, 2015)

 

« L’ouvrage de Peter Dale Scott propose, en dépit d’une organisation interne difficile à suivre, des pistes intéressantes de décryptage de la vie politique intérieure américaine des XXe et XXIe siècles. Partant du constat de l’érosion des pratiques démocratiques aux États-Unis depuis le 11-septembre et des décrets successifs visant à renforcer les pouvoirs des garants de la sécurité nationale, l’auteur établit la genèse de cette tendance et cherche à en désigner les responsables.

 

La pratique de déroger à la légalité et à ses responsabilités face aux citoyens américains remonte à John Edgar Hoover et à la constitution du Federal Bureau of Investigation (FBI) dans ses fonctions actuelles, et serait depuis une tendance rampante de la vie politique américaine. Au point que l’administration Obama, malgré l’éviction de deux soutiens parmi les plus évidents de cette dynamique, Dick Cheney et Donald Rumsfeld, a poursuivi cette tendance – notamment par la hausse inouïe des assassinats extrajudiciaires et de l’usage des drones, ainsi que par la criminalisation des lanceurs d’alerte. En dépit de ses promesses de campagnes, les deux mandats du président démontreraient les intérêts rhizomatiques et puissants de l’État profond, capables de prolonger l’état d’urgence au-delà de toute raison, quatorze ans après les attentats du 11-septembre.

 

L’auteur désigne cette tendance en reprenant le nom du projet lancé en 1982 sous le gouvernement Reagan, Continuity of Government (COG). Ce projet, initialement prévu pour assurer le fonctionnement du gouvernement américain en cas d’attaque nucléaire et d’élimination des chefs de l’exécutif, s’est progressivement métamorphosé jusqu’à s’adapter à toute “situation de crise”, la définition de cette dernière étant confiée aux gestionnaires du projet. L’application de ce plan permet d’outrepasser tous les mécanismes constitutionnels et d’organiser, au nom de la sécurité nationale, des internements massifs, des écoutes extrajudiciaires ou des assassinats ciblés, aussi bien à l’étranger que sur le sol américain, contre des ressortissants étrangers et contre des citoyens américains. Ce projet, aussi appelé “Jugement dernier”, est ainsi devenu un formidable instrument de répression et d’action préemptive, notamment contre les opposants, en particulier pacifistes.

 

Pour comprendre son effectivité, il faut revenir au 11-septembre et aux événements qui l’ont immédiatement suivi ou précédé. Pour Peter Dale Scott, bien que le gouvernement n’ait alors pas été décapité, le COG aurait été mis en application, notamment par deux de ses concepteurs, D. Cheney et D. Rumsfeld, au nom de l’urgence nationale alors décrétée. Le Patriot Act est ensuite venu entériner la majorité des propositions faites par les défenseurs de l’État profond au fil des décennies et souvent repoussées par les mécanismes constitutionnels. Les attentats inaugurent aussi un temps d’exception, un état d’urgence qui dure jusqu’à aujourd’hui, dont la révision appartient normalement tous les six mois au Congrès. Sur la scène internationale, la “guerre contre le terrorisme” et son caractère imprécis ont suscité les dérives que l’on connaît, sans pour autant pousser à la rationalisation des alliances américaines avec des États accusés de soutenir la nébuleuse Al-Qaïda et le djihadisme wahhabite, comme le Pakistan ou l’Arabie saoudite.

 

L’auteur retrace également les carrières de certains hauts fonctionnaires américains, émaillées de responsabilités dans de grands complexes militaro-industriels et non dénuées de conflits d’intérêts. Il s’intéresse aussi au “boom” du secteur de la sécurité et de l’intelligence depuis les débuts de la campagne contre le terrorisme, qui porte en son sein des “guerres auto-génératrices” au Moyen-Orient, tout comme la campagne américaine contre la drogue en Amérique latine en son temps. C’est donc une situation déjà décrite par Machiavel qui s’incarne dans la poursuite de l’hégémonie américaine : un État ayant une puissance militaire et de projection sans commune mesure avec ses pairs crée une instabilité mondiale car cette capacité nourrit chez eux un sentiment d’insécurité, et chez l’hégémon la crainte de la décadence. La puissance militaire des États-Unis mène ainsi à des excès interventionnistes et nourrit le terrorisme, tout en sapant les fondements du droit international, du système multilatéral et en freinant la réforme démocratique. »

 

Aprilia Viale

 

Étudiante à IRIS Sup’

 

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Peter Dale Scott : « La guerre de terreur des États-Unis : la CIA, le 11-Septembre, l’Afghanistan et l’Asie centrale »

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L’État profond américain et le 11-Septembre  

 

La guerre de terreur des États-Unis : la CIA, le 11-Septembre, l’Afghanistan et l’Asie centrale

 

Par Peter Dale Scott (Traduction : Maxime Chaix)

 

« Quatorze ans après les tragiques événements du 11-Septembre – et tandis que l’ancien directeur de la CIA conseille au gouvernement des États-Unis de collaborer avec des transfuges d’al-Qaïda pour lutter contre Daech (!) –, je reproduis sur mon site un important chapitre du dernier livre de mon ami et mentor intellectuel Peter Dale Scott. Intitulé L’État profond américain, cet ouvrage a été recensé positivement dans Paris Match en juin 2015. Le chapitre suivant était déjà paru sur Internet en 2012, mais je publie ici sa toute dernière version, qui est plus que jamais d’actualité. En effet, n’en déplaise aux esprits conformistes, le 11-Septembre reste un événement mystérieux et irrésolu, dont les funestes conséquences se font encore ressentir à l’échelle globale. D’avance, je vous remercie de lire cette enquête de Peter Dale Scott avec la plus grande attention, et de la diffuser autour de vous si elle vous semble pertinente. »

 

(Source : L’État profond américain, Éditions Demi-Lune, 2015)

 

« La fabrication d’une série de provocations destinées à justifier une intervention militaire est réalisable et pourrait être accomplie à l’aide des ressources disponibles. » [1]

– Rapport du J-5 du Comité des chefs d’États-majors interarmées des États-Unis (JCS), 1963

 

La guerre de terreur de Bush et la falsification des renseignements

 

Le 11 septembre 2001, dans les heures qui suivirent les attentats meurtriers perpétrés ce jour-là, George W. Bush, Donald Rumsfeld et Dick Cheney avaient engagé les États-Unis dans ce qu’ils nommèrent ensuite la « guerre contre la terreur » (décrite dans les deux précédents chapitres comme une guerre « contre » le terrorisme). Selon moi, nous devrions plutôt l’appeler la « guerre de terreur », des actes effroyables ayant été systématiquement perpétrés contre les civils par l’ensemble des belligérants, qu’ils soient des acteurs étatiques ou non. Une guerre de terreur est un conflit dans lequel les armes de destruction indiscriminée sont employées massivement, qu’il s’agisse d’engins explosifs improvisés (EEI) enterrés au bord des routes ou de missiles lancés depuis les airs par un drone de haute technologie. [2]

 

Nous devrions également envisager la guerre de Bush comme faisant partie d’un plus vaste processus, d’ampleur globale. À travers celui-ci, la terreur a été utilisée contre les civils par toutes les grandes puissances lors de campagnes étroitement liées entre elles – la Chine dans le Xinjiang et la Russie en Tchétchénie, autant que les États-Unis dans de nombreuses régions du monde. [3] Dans son contexte global, la guerre de terreur pourrait être perçue comme la dernière étape de l’expansion de la civilisation transurbaine dans des zones où prédomine une résistance rurale – un processus enclenché il y a plusieurs siècles. Dans ces régions, il s’est avéré que les formes conventionnelles de guerre ne peuvent trouver de véritable conclusion, et ce pour des raisons géographiques ou culturelles.

 

La guerre de terreur fut formellement déclarée par George W. Bush le soir du 11 septembre 2001, lorsqu’il annonça dans son discours à la nation que les États-Unis ne feraient « aucune distinction entre les terroristes qui ont perpétré ces actes et ceux qui les abritent ». [4] Cependant, la notion voulant que la guerre de terreur de Bush ait pour objectif de traquer les terroristes perdit de sa crédibilité en 2003, lorsque cette formule fut appliquée à l’Irak de Saddam Hussein – un pays connu non pas pour abriter des terroristes mais pour en avoir été la cible. [5] En 2005, cette notion fut de nouveau décrédibilisée à la suite de la publication en Grande-Bretagne de ce que l’on appelle le « mémo de Downing Street ». Dans celui-ci, le directeur du MI6, les services de renseignement extérieurs britanniques, rapporta après une visite à Washington en 2002 que « Bush voulait renverser Saddam Hussein via une action militaire, justifiée par le lien entre le terrorisme et les ADM [c’est-à-dire les ‘armes de destruction massive’]. Mais les faits et les renseignements étaient truqués pour répondre aux objectifs politiques. » [6] Plus tard, de faux récits liant l’Irak aux ADM, à l’anthrax et au concentré de minerai d’uranium du Niger (le « yellow cake ») furent publiés aux moments opportuns.

 

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Marc de Miramon : « Une plongée saisissante dans les rouages d’une “machine de guerre américaine” dopée aux stupéfiants » (L’Humanité)

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La Machine de guerre américaine 

 

Une plongée saisissante dans les rouages d’une « machine de guerre américaine » dopée aux stupéfiants 

 

Par Marc de Miramon (L’Humanité)

 

« Je reproduis sur mon site cette intéressante recension de La Machine de guerre américaine de Peter Dale Scott par le journaliste Marc de Miramon, publiée dans L’Humanité en mars 2013. J’en profite pour vous recommander le travail de M. de Miramon, dont cette récente et percutante interview de l’ancien cadre de la DGSE Alain Chouet. À travers cet important entretien, M. Chouet explique en quoi “la ‘guerre de civilisation’ et celle contre le ‘terrorisme’ brandies par le gouvernement comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad.” »

 

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(Source : L’Humanité, 8 mars 2013)

 

« La vérité est que depuis la Seconde Guerre mondiale, la CIA, sans opposition de la part de la classe dominante, est devenue dépendante à l’utilisation d’alliés pratiquant le trafic de drogue, et rien ne permet de penser que l’Agence ait commencé à changer cette façon de faire. Les conséquences dévastatrices de l’utilisation et de la protection des trafiquants par la CIA sont visibles dans les statistiques de la production de drogue : elle augmente là où les Américains interviennent, et décline lorsque la présence américaine touche à sa fin. »

 

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Éditions Demi Lune : « Le travail de Peter Dale Scott au coeur de l’actualité ! »

 

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L’État profond américain

Communiqué de presse : « Le travail de Peter Dale Scott au coeur de l’actualité ! »

 

Par Maxime Chaix/Éditions Demi Lune

 

« Scandales des écoutes de la NSA, État profond français, projet de loi sur le Renseignement… Quand l’actualité donne raison aux travaux de l’universitaire Peter Dale Scott ! »

 

 

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Paris Mach sélectionne L’État profond américain comme « Livre de la semaine » (édition du 25 juin 2015) et le présente comme « une enquête troublante » qui « dévoile les ressorts cachés de la politique américaine » :

« Maison Blanche et noirs secrets », par François de Labarre

 

« L’expression “État profond”, qui pourrait être bientôt à la mode, est utilisée par Edwy Plenel dans un récent éditorial. Elle désigne les agissements discrets sinon secrets de l’État. Son inventeur, le Canadien Peter Dale Scott, ancien professeur émérite de l’université de Berkeley, en a fait le titre de son nouvel ouvrage… »

(Cliquez ici pour consulter l’article original)

 

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Quelques jours avant que Wikileaks ne révèle l’espionnage massif des autorités et des entreprises françaises par la NSA – un élément clé de ce système de l’État profond américain – M. Edwy Plenel publiait cet important article sur Mediapart.fr qui contribue à populariser le concept défini par Peter Dale Scott.

 

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Nic Ulmi : « Noam Chomsky raconte “l’Occident terroriste“ » (LeTemps.ch)

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Lectures indispensables

Noam Chomsky raconte « l’Occident terroriste »

 

Par Nic Ulmi (Le Temps)

« Qu’ont fait au monde le colonialisme et l’impérialisme? Noam Chomsky dialogue avec le reporteur André Vltchek et démonte quelques idées reçues »

(Source : LeTemps.ch, 13 juin 2015)

 

« George Orwell disait des humains vivant hors d’Europe, de l’Amérique du Nord et de quelques pays privilégiés d’Asie qu’ils étaient des non-personnes », écrit André Vltchek dans l’avant-propos. Tel est le fil conducteur de ce livre, où l’on évoque des millions de morts par lesquels la conscience occidentale n’a pas été marquée : « non-personnes » des colonies, puis du tiers-monde, victimes de la poursuite occidentale du pouvoir, des ressources et du profit, tuées et rendues insignifiantes.

 

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Noam Chomsky photographié par David Wagnières

Après quinze ans d’échanges épistolaires sur ce sujet, deux hommes décident de se rencontrer pour dialoguer, pendant deux jours, en enregistrant leur conversation en vue d’un film (actuellement en production) et d’un livre, publié en anglais en 2013 et aujourd’hui en français. L’un des deux est Noam Chomsky, figure majeure de la linguistique et intellectuel militant, attelé au dévoilement du système de propagande qui forge l’opinion dans les pays démocratiques et à la déconstruction de l’impérialisme américain. Son interlocuteur, André Vltchek, est Soviétique de naissance, New-Yorkais d’adoption, philosophe, romancier, cinéaste, reporter, poète, dramaturge et photographe, selon l’ordre qu’il retient lui-même pour énumérer ses activités.

 

« Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonialisme et le néocolonialisme occidentaux ont causé la mort de 50 à 55 millions de personnes », attaque Vltchek. A celles-ci, « mortes en conséquence directe de guerres déclenchées par l’Occident, de coups d’Etat militaires pro-occidentaux et d’autres conflits du même acabit », s’ajoutent « des centaines de millions de victimes indirectes qui ont péri de la misère, en silence » [NdlR : accentuation ajoutée].

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Grégory Protche lit Peter Dale Scott : « Les États-Unis, la France et l’État profond international »

L’État profond américain 

Grégory Protche lit Peter Dale Scott : « Les États-Unis, la France et l’État profond international »

Par Grégory Protche

Texte : Peter Dale Scott

(Traduction : Maxime Chaix)

 

 

« L’État profond américain devrait être une préoccupation universelle, et particulièrement en France. Ce système renforce le milieu supranational des super-riches (le « supramonde »), dont seulement 80 d’entre eux possèdent autant que 3,5 milliards d’êtres humains.[1] Grâce à la croissance récente et colossale de la richesse à travers le monde, ceux qui composent l’« élite de pouvoir globalisé » réunie chaque année au Forum de Davos ont aujourd’hui plus d’influence sur la gouvernance mondiale que ceux qui siègent à l’Assemblée Générale des Nations Unies.

 

Les participants de Davos n’ont pas besoin de donner leurs instructions à l’État profond américain, qui s’est structuré pour satisfaire les intérêts de Wall Street et d’autres milieux, dont celui du crime organisé.[2] Certains éléments de ce supramonde font partie des « élites de l’ombre, dont l’influence découle de moyens illicites ou non conventionnels. »[3] D’autres acteurs, tels que le vendeur d’armes saoudien Adnan Khashoggi – qui fut autrefois appelé « l’homme le plus riche du monde » – font partie intégrante de l’Histoire de l’État profond américain.

 

Depuis l’après-guerre, ce système de gouvernance opaque et informel s’est progressivement internationalisé. Dans les années 1980, William Casey – le directeur de la CIA sous la présidence Reagan – contourna sa propre agence pour financer la guerre secrète contre les Soviétiques en Afghanistan. Pour ce faire, il eut recours aux services de la BCCI (Bank of Credit and Commerce International), une multinationale bancaire corrompue et impliquée dans le trafic de drogue global, qui était enracinée au Pakistan, au Luxembourg, en Arabie saoudite, ainsi qu’à Abou Dhabi. Plus récemment, des éléments de l’État profond américain – notamment la puissante entreprise de services pétroliers Halliburton –, se sont mis à l’abri de la supervision des autorités US en délocalisant leurs sièges sociaux dans les capitales moins régulées du golfe Persique.[4]

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François de Labarre : « “L’État profond américain” : Maison Blanche et noirs secrets »

 

 

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« “L’État profond américain” : Maison Blanche et noirs secrets »

Par François de Labarre (Paris Match)

 

« J’ai le plaisir de reproduire sur mon site Maxime Chaix.info la recension positive – publiée dans Paris Match – de L’État profond américain, le dernier livre choc de mon ami et mentor intellectuel Peter Dale Scott – dont je suis le principal traducteur francophone. »

Maxime Chaix

 

 

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Le 9 mars 2006, George W. Bush signe le renouvellement du Patriot Act. © REUTERS/Jason Reed

 

Le 28 juin 2015 | Mise à jour le 27 juin 2015
FRANÇOIS DE LABARRE
@flabarre

 

Le Canadien Peter Dale Scott dévoile les ressorts cachés de la politique américaine dans son livre « L’État profond américain », une enquête troublante parue aux éditions Demi Lune.

 

L’ expression « État profond », qui pourrait être bientôt à la mode, est utilisée par Edwy Plenel dans un récent éditorial. Elle désigne les agissements discrets sinon secrets de l’Etat. Son inventeur, le Canadien Peter Dale Scott, ancien professeur émérite de l’université de Berkeley, en a fait le titre de son nouvel ouvrage. Cet auteur souvent taxé de « conspirationnisme » y revisite l’histoire de la guerre contre le terrorisme.
Sans tomber dans les écueils d’un Thierry Meyssan, il explique la mise en place au lendemain du 11 septembre 2001 de « projets envisagés depuis longtemps par un cercle restreint de hauts responsables états-uniens ».

 

Intervention en Irak, nouvelle zone d’influence en Asie centrale, Patriot Act. Un arsenal judiciaire permettra aux grandes oreilles d’échapper au contrôle démocratique, le même prévu en France avec la loi sur le renseignement entérinée cette semaine. Peter Dale Scott explique pourquoi l’administration Bush s’est empressée de classifier les passages du rapport du Sénat sur le 11 septembre qui visaient la responsabilité de dignitaires de Riyad, les mêmes qui aujourd’hui joueraient les apprentis sorciers en Irak et en Syrie.

 

(Lire l’article original)

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Biographie de Peter Dale Scott

pds2015Peter Dale Scott, né le 11 janvier 1929, est un universitaire canadien, professeur émérite de Littérature anglaise à l’Université de Berkeley, Californie. Auteur d’essais sur des thèmes politiques, il est connu pour ses positions anti-guerre et ses critiques à l’encontre de la politique étrangère des États-Unis depuis la guerre du Viêt Nam. Il est également l’auteur de recueils de poésie.

 

Peter Dale Scott a travaillé durant quatre ans (1957-1961) pour le service diplomatique canadien. Il prit sa retraite de l’Université de Berkeley en 1994, où il a le statut de professeur émérite. Son ouvrage The Road to 9/11, a été traduit et actualisé puis publié sous le titre La Route vers le nouveau désordre mondial par les Éditions Demi-Lune en septembre 2010. Il fut le premier livre de Peter Dale Scott traduit en français, et il a fait l’objet en mars 2011 d’une recension écrite par le Général d’armée aérienne Bernard Norlain, alors directeur de la Revue Défense Nationale.

 

Son avant-dernier livre, intitulé American War Machine, est paru en novembre 2010 aux éditions Rowman & Littlefield. Il a été publié en version française le 24 octobre 2012 par les Éditions Demi-Lune sous le titre La Machine de guerre américaineUn extrait de cet ouvrage a été publié en juillet 2011 dans Diplomatie (magazine) et un autre passage, plus court, a été cité en février 2012 par le Huffington Post. Il a également été recensé en février 2013 par le général Bernard Norlain dans la Revue Défense Nationale.

 

Son dernier livre s’intitule The American Deep State. Sorti en octobre 2014 dans sa version originale, il a été traduit les Éditions Demi-Lune et publié en mai 2015 sous le titre L’État profond américain. Cet ouvrage a été recensé positivement dans le numéro 3449 de Paris Match, dans lequel l’origine du concept d’« État profond » tel qu’appliqué aux États-Unis est attribuée à Peter Dale Scott.

 

Expert dans les domaines des opérations secrètes et du trafic de drogue international, Peter Dale Scott est l’un des principaux auteurs/chercheurs en matière de « Parapolitique » (ayant écrit une dizaine d’ouvrages dans ce domaine depuis 1972) ou de ce qu’il appelle la « Politique profonde » — qu’il définit comme étant « l’ensemble des pratiques et des dispositions politiques, intentionnelles ou non, qui sont habituellement critiquées ou passées sous silence dans le discours public plus qu’elles ne sont reconnues ». Roger Morris, ancien membre du Conseil de sécurité nationale des États-Unis sous les présidences de Lyndon Johnson et de Richard Nixon, a dit de Peter Dale Scott qu’il est « […] l’un des écrivains politiques et historiques les plus brillants, créatifs et intellectuellement stimulants du dernier demi-siècle. Son dernier ouvrage La Route vers le nouveau désordre mondial, réaffirme la singularité de cet auteur visionnaire et défenseur de la vérité. ».

 

Lire la suite de la biographie de Peter Dale Scott sur Wikipedia.

 

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URGENT : « L’État profond américain » de Peter Dale Scott recensé dans Paris Match !

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Communiqué de presse

 

« En tant que traducteur du livre L’État profond américain de Peter Dale Scott — un ouvrage majeur de Politique profonde auquel j’ai contribué en tant que conseiller éditorial —, j’ai le plaisir et l’honneur de vous annoncer que ce livre vient d’être recensé positivement dans le dernier numéro de Paris Match ! Vous pourrez lire bientôt l’intégralité de cette recension, lorsqu’elle sera mise en ligne. »

Maxime Chaix

 

Peter Dale Scott, notre éditeur Arno Mansouri et moi-même tenons à remercier très chaleureusement Paris Match et le journaliste François de Labarre pour cette recension élogieuse du livre L’État profond américain. Au vu du contenu explosif de cet ouvrage, nous saluons l’ouverture d’esprit de Monsieur de Labarre et l’intégrité éditoriale de cet hebdomadaire de référence. Nous encourageons chaque journaliste, expert, auteur (etc.) à nous aider à diffuser les écrits de Peter Dale Scott, qui sont susceptibles de bouleverser à jamais votre vision du gouvernement des États-Unis. Et nous remercions nos lecteurs de nous soutenir en parlant de Peter Dale Scott à leur entourage. En effet, au regard du récent scandale des FranceLeaks, L’État profond américain est plus que jamais d’actualité.

 

Bonne lecture !

 

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